UN BOURG-CENTRE ENTRE SAVE ET FORÊT DE BOUCONNE
Siuée aux portes de l’agglomération toulousaine, entre la vallée de la Save et la forêt de Bouconne, la commune de Lévignac sur Save bénéficie d’une identité paysagère forte qu’il s’agit de préserver et de révéler afin de conforter son rôle de centralité territoriale. La stratégie d’aménagement repose d’abord sur la redynamisation et la pacification de son cœur historique, notamment par la restructuration du site du Padouenc. Ce secteur central, comprenant l’ancienne école et le bâtiment de la Poste, est repensé pour devenir un pôle de vie intergénérationnel regroupant des logements inclusifs, une médiathèque, un espace de restauration et des locaux associatifs. Cette réactivation s’accompagne d’une requalification globale des espaces publics majeurs, tels que les abords de la Halle ou le boulevard Olmade, afin de désimperméabiliser les sols, de végétaliser le tissu urbain et de redonner la priorité aux mobilités douces. Au-delà du noyau originel, le projet s’attache à équiper et à valoriser les seuils de la ville pour répondre aux besoins d’une population grandissante. Dans le secteur du Péchiou, un pôle dédié à la jeunesse prend forme avec la construction d’un espace d’animation abritant un relais petite enfance et l’installation d’une salle multisports couverte photovoltaïque. Enfin, l’aménagement tisse un lien essentiel entre le bourg et son grand paysage en ouvrant la ville sur les rives de la Save. Le parc de Ranse est réhabilité et connecté à l’île de la Save par de nouvelles passerelles piétonnes et cyclables, créant ainsi une véritable continuité verte propice à la promenade et aux loisirs. Cette démarche d’intégration paysagère se double d’une forte volonté écologique, illustrée par la restauration des trames bocagères et l’implantation, sur une parcelle communale, d’une activité de maraîchage biologique destinée à approvisionner la restauration scolaire en circuits courts. L’ensemble de cette démarche illustre une approche transversale de l’urbanisme, où la valorisation du patrimoine bâti et naturel devient le moteur d’un cadre de vie résilient, apaisé et attractif.